Filière anacarde/La Banque mondiale touche du doigt les réalités des producteurs

Filière anacarde/La Banque mondiale touche du doigt les réalités des producteurs
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Dans le cadre d’une mission d’évaluation, une délégation conjointe de la Banque mondiale et du Conseil du Coton et de l’anacarde a échangé, hier avec plusieurs producteurs des régions du Nord de la Côte d’Ivoire afin de les aider à améliorer leur productivité.Après la visite des unités de transformation de noix de cajou installées dans la zone industrielle de Yamoussoukro et de Bouaké, la mission conjointe de la Banque mondiale et du Conseil du coton et de l’anacarde s’est rendue, hier dans les localités de Katiola et de Ferkessédougou pour toucher du doigt les réalités des petits producteurs d’anacarde. La deuxième journée de cette mission s’inscrit dans la composante 2 du Projet de promotion de la compétitivité de la chaîne de valeur de l’anacarde (PPCA). A Katiola, précisément à Nankolokaha, la délégation a échangé avec les producteurs et les agents de l’Anader et du Firca sur la réhabilitation des plantations, la qualité de la noix de cajou. Il ressort de ces échanges que la réhabilitation des plantations de cajou est une bonne chose pour les producteurs, qui voient leurs productions améliorées après un an d’expérimentation. A Kannanwolo, c’est le même constat et les mêmes recommandations de la Banque Mondiale, qui encourage ces petits producteurs à aérer leur champ afin d’améliorer la productivité. A Badikaha, le groupe consultatif pour la recherche agricole internationale(Icraf) mène plusieurs activités visant à améliorer la résilience des producteurs face au changement climatique et la gestion durable des sols. Dans cette zone, Icraf a mis en place des parcelles de restaurations des sols dégradés avec des légumineuses à croissance rapide.  Icraf conseille également les producteurs à associer anacarde-apiculture pour diversifier les sources de revenus. Selon Bassimori Traoré, coordonnateur national chargé de coton anacarde mangue et foresterie, un hectare réhabilité coûte 125 000 F CFA. La réhabilitation consiste à réduire la densité des anacardiers au niveau d’un hectare (100 pieds). En 2019, 11000 hectares ont été réhabilités, en 2020, ce sont 34 000 hectares, qui ont été  renouvelés. L’objectif en 2021 est de réhabiliter plus de 20 000 hectares de plantations. Notons que le but visé est de mesurer les effets des mesures incitatives du gouvernement combinés avec le dispositif de facilitation mise en place par le Projet de promotion de la compétitivité de la chaîne de valeur de l’anacarde pour encourager les investisseurs privés , a déclaré le directeur de la transformation au Conseil du coton et de l’anarcde, M. Karim. Le PPCA est mis en œuvre depuis août 2018 par le Conseil du coton et de l’anacarde. Trente mois après le démarrage effectif des activités du projet, cette mission de terrain est un exercice qui devrait permettre à la Banque mondiale d’apprécier le niveau d’atteinte des résultats ainsi que les premiers effets du projet sur les bénéficiaires.

Aimé Aka

Eugene KANGA

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