Noël Dourey, ambassadeur du RHDP/« Alassane Ouattara et ses lieutenants ne laisseront plus prospérer la chienlit… »

Noël  Dourey, ambassadeur du RHDP/« Alassane Ouattara et ses lieutenants ne laisseront plus prospérer la chienlit… »
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-« On ne peut pas laisser la corruption et les mauvaises habitudes en héritage… » 

-« L’UGN, une union salutaire… »

-« Les jeunes doivent  avoir en héritage, un pays fort et debout »

Dans sa chronique intitulée « Causeries » qu’il anime sur sa page facebook, Noël Dourey, ambassadeur du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), a décrypté l’actualité politique ivoirienne. Durant une heure et demie d’horloge, le « crooner », par ailleurs, membre du Bureau politique du Rhdp a décortiqué le Congrès du Front populaire ivoirien (Fpi), l’importance de la création de l’Union du grand Nord (Ung) et l’opération « mains propres » initiée par le président de la République, Alassane Ouattara. Morceaux choisis.

6e congrès du FPI

Noël Dourey n’est pas allé du dos de la cuillère  pour porter un regard critique  sur le Fpi d’Affi N’guessan et son 6ème congrès ordinaire qui s’est tenu le 13 novembre 2021, au Parc des sports de Treichville. Il a relevé, que grâce à l’ex-Premier ministre Affi N’guessan, le Fpi tient encore la route. Pour lui, en effet,  Affi N’guessan a compris que la meilleure des batailles, c’est la mobilisation. C’est -à-dire, qu’il faut rassurer son électorat, ses sympathisants et surtout ceux qui placent leur espoir en vous. « Il ne faut pas quitter le navire quand tout semble sombre, il faut plutôt travailler pour faire en sorte que la confiance revienne entre les militants. J’ai été moi-même, impressionné par la mobilisation du Parc des sports. Je n’y croyais pas certes, mais est-ce que cela veut dire que le reste du Fpi n’avait pas envie de voir l’ancien président de la République, Laurent Gbagbo. Mieux, pour eux, la personne qui pouvait diriger le parti en cet instant précis, c’est Affi N’guessan. Je suis content pour eux, parce qu’ils s’inscrivent désormais dans le jeu démocratique. C’est-à-dire, qu’ils sont dans l’opposition mais une opposition constructive, pas celle qui détruit », a martelé Noel Dourey. Qui a également rappelé que l’expérience du Conseil national de la transition (Cnt) n’a pas porté chance au président du Fpi. Pour ce faire, il a certainement compris que la politique, comme le disait Félix Houphouët Boigny, c’est la saine appréciation des réalités du moment. « Affi N’guessan a perçu cela et je voudrais lui dire merci pour sa contribution à l’édification d’une société démocratique ivoirienne, moderne et civilisée. Son discours à certains points n’a pas mon adhésion, il parait qu’il est candidat en 2025. Avec le maillage qui se fait par le Rhdp, avec à sa tête son président Alassane Ouattara, qui travaille jour et nuit pour donner aux Ivoiriens, une Côte d’Ivoire de véritables lauriers, 2025 sera plié. Secondé par son directeur exécutif, Adama Bictogo, l’on ne laisse aucune chance à l’adversaire. C’est vrai que la politique, c’est la vie mais ce n’est pas le champ des incertitudes. J’ai confiance en mon parti. C’est vrai qu’Affi N’guessan ne peut pas les caresser dans le sens du poil. Affi n’est pas un ennemi mais un adversaire du Rhdp. C’est vrai que tous les rêves sont permis mais il ne peut pas avoir 2025 en ligne de mire. J’ai l’impression que 2020 est toujours dans nos mémoires. Nous savons ce qui s’est passé en 2020. Affi a été qualifié pour affronter le président Alassane Ouattara mais il a préféré prendre le raccourci de la désobéissance civile. De toutes les  façons, toutes les velléités déstabilisatrices sont  peines perdues. Ce, parce que le président de la République, le ministre d’Etat, ministre de la Défense, Tene Birahima et le ministre de l’intérieur Vagondo Diomandé ne laisseront pas prospérer la chienlit », prévient-il

L’Ung, une union salutaire

Cette union est extraordinaire. C’est pourquoi, le président du conseil de gestion du palais de la culture tient à féliciter Gilbert Kafana, maire de la commune de Yopougon qui a eu le nez creux en mettant sur pied cette organisation. « Vous savez, quand des hommes, des femmes et des cadres décident de s’unir, c’est pour répondre à un besoin : Celui du développement et de la cohésion sociale. Ceux, qu’ils proposent ne sont  pas une délégation d’hommes politiques. La politique n’est pas partout. Ils ont même dit que leur union est apolitique et non religieuse. Pour preuve, Gilbert Kafana est catholique et non un musulman. Alors que tout le nord a cette particularité d’être musulman. Ce qu’il faut comprendre, c’est que c’est une prise de conscience de nos frères du nord du pays d’offrir le développement à leurs parents (la santé, l’éducation, le travail, l’école, des châteaux d’eau et l’électricité) », précise-t-il. Pour lui, Houphouët Boigny avait déjà mis en pratique cette politique. « A l’époque, il y avait les projets FRAR. Pour en bénéficier, il fallait regrouper les villages par cercles régionaux. C’est ainsi que le développement pouvait s’opérer. On ne pouvait pas donner un puits, une école ou un château d’eau à chaque village. C’était l’une des exigences de ce projet. L’union du grand nord obéit à cette optique. Je suis heureux et c’est salutaire pour la Côte d’Ivoire. Nous savons que les terroristes entrent par le nord du pays.  Les cadres du nord réfléchissent pour dire,  mettons-nous ensemble pour ne pas que nos jeunes soient l’appât des terroristes. On appelle cela, la clairvoyance »,informe-t-il. Aussi, explique-t-il qu’avec 10 ans de pouvoir sous Gbagbo, le grand ouest n’a pas été le grand bénéficiaire. « Pour exemple, Guiberoua érigé, en sous-préfecture depuis 1961, n’est pas un département. Parce que nous n’avons pas pris la pleine conscience que le développement de nos parents était une priorité. La route à l’époque qui partait à Guiberoua en passant par Gagnoa était pratiquement inexistante. Il a fallu Alassane Ouattara pour la mettre en chantier. Parce que simplement, ceux qui dirigeaient le pays à cette époque, n’avaient pas pris conscience que le développement était d’abord régional. On n’a pas pu balayer devant notre propre porte, comment, on aurait pu balayer devant la porte de la Côte d’Ivoire. C’était trop difficile à demander. Il ne faut pas faire la fine bouche. Il faut se rendre à l’évidence que là où, on a échoué, d’autres prennent le relais pour dire qu’ils ont besoin de se mettre ensemble pour développer leur région », a renchéri Noel Dourey. Poursuivant, il a indiqué que les cadres du nord se mettent  ensemble pour créer un pôle attractif. « Ce qui se passe à Ferké est une aubaine. Le port sec va employer des milliers de jeunes qui ne vont plus chercher à aller en Europe, à la recherche de l’Eldorado par la méditerranée. Je salue Gilbert Kafana. C’est dans l’union qu’on construit quelque chose de positive. En dehors de ça, c’est le chaos et la jalousie. C’est pourquoi, cette union doit faire tâche d’huile. Demandons aux initiateurs, leurs secrets pour que 11 régions se mettent ensemble pour parler de développement. Il n’y a pas de honte à le faire. Ce n’est pas en faisant des lettres sur Facebook que cela va changer quelque chose.  Ils ont des objectifs à atteindre quelles que soient les difficultés », a-t-il exhorté.  

L’opération mains propres

Pour l’artiste, les grilleurs d’arachides ont fini dans la casserole où, il y a des arachides. « Le chef de l’Etat dit que ce n’est pas possible car on ne peut pas les laisser manger toutes les arachides. Il faut qu’on voit clair. Ce n’est nullement une chasse aux sorcières. Les générations futures doivent recevoir ce que nous allons leur  léguer. On ne peut pas les laisser la pauvreté, la corruption, le mal vivre et de mauvaises habitudes en héritage. On a vu comment en son temps, le Président Houphouët Boigny a réglé le problème de  la surfacturation. C’est important que les jeunes puissent avoir en héritage, un pays fort et debout. Ce ne sont pas des protestations qui vont arrêter la machine. Ce sont des amis, des gens avec qui on a passé de bons moments, qui malheureusement sont tombés sous le coup de cette opération. Il faut faire vite un choix entre celui de la République et celui de nos intérêts personnels. Je crois que ce qui est important aujourd’hui, c’est la République à sauver », a-t-il précisé.

Propos retranscrits par Fieny Tié

Eugene KANGA

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