Après la sortie de l’ancien président du conseil constitutionnel/Adjoumani : « Yao Paul N’Dré, est-il, à nouveau possédé par le diable ? »

Après la sortie de l’ancien président du conseil constitutionnel/Adjoumani : « Yao Paul N’Dré, est-il, à nouveau possédé par le diable ? »
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« -Il se considère comme  le bourreau inconscient qui s’amuse dans le sang de ses victimes… » 

La dernière sortie de l’ancien président du conseil constitutionnel n’a pas laissé les Ivoiriens indifférents. Parmi eux, le ministre d’Etat, ministre de l’agriculture et du développement rural, Kobenan Kouassi Adjouma, par ailleurs, porte-parole principal du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix(RHDP). Dans une déclaration dont nous avons reçu copie, il n’est pas allé du dos de la cuillère pour rafraîchir  la mémoire du compagnon de Laurent Gbagbo, Paul Yao N’Dré.

« Quelle est cette autre mouche qui a encore piqué le tristement célèbre ex-président du Conseil Constitutionnel ivoirien Yao Paul N’Dré, dont le nom est historiquement associé à la décision controversée que cette haute juridiction suprême a rendue par sa faute, au lendemain de l’élection présidentielle de 2010 ; et qui a précipité la Côte d’Ivoire dans une sanglante crise post-électorale qui a coûté la vie à plus de 3 000 personnes ? », s’interroge Adjoumani. Avant de se demander si Paul Yao N’Dré a finalement été dépossédé comme il avait lui-même,  souligné à son retour d’exil. « Qui ne se souvient pas en effet, des pitoyables lamentations de cet homme qui, ayant retrouvé ses esprits et le bon sens, confessa publiquement devant la Nation : « Satan nous a tous possédés ». Qui était donc ce Satan de l’époque qui avait pouvoir de posséder, même les magistrats de sa trempe ? Qu’est-ce qui avait rendu possible cette délivrance, pour que M. Yao Paul N’Dré pût retrouver sa lucidité et faire cette incroyable confession ? A entendre la récente sortie de l’ex-Président du Conseil Constitutionnel, l’on a l’impression que le diable est de retour. Yao Paul N’Dré a décidé de se dresser à nouveau contre le scrutin démocratique d’octobre 2020, reconnu et salué par toute la communauté internationale, comme il l’a fait en 2010 », a renchérit le porte-parole du RHDP. Sur sa lancée, le cadre du parti au pouvoir soutient que, l’on serait tenté de se reposer les questions suivantes : qui est donc ce Satan qui embrouille et dérange tant M. Yao Paul N’Dré ?, Ce Satan était-il absent de la Côte d’Ivoire au moment de sa délivrance ? Est-il à nouveau de retour ? Dans ce cas, que faut-il finalement pour le délivrer définitivement de cette emprise ?, a-t-il ironisé non sans se demander si après un tel forfait, l’homme possédé par Satan qu’est Yao Paul N’Dré, est-il qualifié pour donner encore des leçons ou prendre position dans un sujet aussi sensible sans prendre de gants ?. Au demeurant, se prononçant sur le respect de la constitution, le ministre Adjoumani dira : « pour parler de respect de la Constitution, que M. Yao Paul N’Dré indique aux Ivoiriens la disposition de la loi fondamentale qui lui donne les habilitations juridiques nécessaires pour invalider le scrutin dans 7 régions majeures et déclarer par conséquent, un candidat élu. La Constitution d’alors ne l’obligeait-il pas à invalider le scrutin dans son ensemble plutôt que de déclarer un candidat élu ? Sous d’autres cieux, après pareille forfaiture, l’ancien président du Conseil Constitutionnel aurait été poursuivi et condamné pour violation flagrante de son serment et pour haute trahison. Mais, la Côte d’Ivoire ayant à sa tête un homme profondément attaché à la paix, à la tolérance et au pardon, M. Yao Paul N’Dré peut encore respirer l’air de la liberté. Mais, peut-on pour autant accepter qu’il nargue les Ivoiriens en se comportant comme le bourreau inconscient qui s’amuse dans le sang de ses victimes ? »  En outre,  il se pose la question de savoir  si M. Yao Paul N’Dré a réellement tiré des leçons de la crise post-électorale de 2010 qu’il a occasionné avec une décision rendue sous l’emprise de Satan, s’il a  conscience de ce que ses erreurs ont coûté à la Côte d’Ivoire, s’il n’a  pas le sommeil parfois troublé par ces milliers de morts, blessés ou orphelins qui pleurent ? « Que dire pour terminer de cet autre combat controversé de son maître qui s’est autoproclamé défenseur de la conscience démocratique africaine et qui se surprend en train de défendre avec acharnement des putschistes maliens qui refusent d’organiser des élections dans les meilleurs délais pour remettre le pouvoir au détenteur de la souveraineté, c’est-à-dire, le peuple ? Ah si le ridicule pouvait tuer ! », a-t-il conclu.

Bloffouê Bâ

Eugene KANGA

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