New York-Autonomisation des femmes, atteinte des ODD/ La Côte d’Ivoire et l’UNFPA partagent les bonnes pratiques

New York-Autonomisation des femmes, atteinte des ODD/ La Côte d’Ivoire et l’UNFPA partagent les bonnes pratiques
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Une délégation ivoirienne conduite par la ministre du Plan et du Développement, Nialé  Kaba, et le Fonds des Nations-unies pour la population (UNFPA), ont organisé, le vendredi 15 juillet 2022, un évènement spécial sur le Programme social du gouvernement (PSGOUV), à New York.

 Cette cérémonie, qui s’est tenu en marge du Forum politique de Haut Niveau des Nations Unies sur le développement durable, a été l’occasion pour la Côte d’Ivoire et l’UNFPA de partager une série de bonnes pratiques sur les innovations en faveur de l’autonomisation de la femme. Cette rencontre  autour du thème : « le Programme Social du Gouvernement (PSGOUV), un accélérateur innovant du Plan national de développement, de  l’autonomisation des femmes et de l’atteinte des objectifs de développement durable -ODD », a permis aux représentants du gouvernement, du système des Nations Unis, des donateurs bilatéraux et multilatéraux, et de la société civile, de présenter les innovations et les partenariats stratégiques pour faire avancer l’agenda de l’autonomisation de la femme en Côte d’Ivoire. La ministre du Plan et du développement a profité pour rappeler les importants acquis du pays, « le président de la République de Côte d’Ivoire a fait de l’amélioration des conditions de vie de ses concitoyens la priorité de sa politique de développement. A cet égard, les profondes réformes structurelles effectuées depuis une décennie dans tous les secteurs ont permis d’attirer d’importants investissements extérieurs, d’enregistrer un taux de croissance annuel moyen de 8% sur la période 2012-2019, et de rendre l’économie forte et résiliente. Ainsi, malgré l’impact de la Covid-19, le taux de croissance de 2% en 2020 est passé à 7,4% en 2021 », a indiqué Nialé Kaba. Elle a illustré ses propos par des données précises notamment, « l’électrification de 1841 localités sur la période 2019 à 2020, avec le taux de couverture national qui est passé de 69% à fin 2019 à 79,6% à fin 2020 ; le renforcement de l’accès à l’eau potable, avec 9 012 Pompes à motricités humaines (PMH) réparées entre 2019 à fin 2020 ;  le recrutement de 10 300 enseignants, l’acquisition de 380 360 tables-bancs ; le renforcement de la gratuité ciblée, avec la distribution de 1 121 932 kits d’accouchement et 120 981 kits de césariennes dans les centres de santé publics… », précise la ministre. Pour sa part, la ministre de la Femme, de la famille et de l’enfant, Nasseneba Touré, a présenté les interventions stratégiques pour relever les défis de l’autonomisation des femmes et de la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). « La Côte d’Ivoire a renforcé ses acquis en matière de promotion de la femme et d’égalité du genre. L’adoption et la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre les VBG, la mise en place d’un programme dédié à la prévention et à la lutte contre les VBG, avec l’appui de nos partenaires tels que l’UNFPA, sont autant d’exemple qui démontrent que nous sommes sur la bonne direction », a-t-elle indiqué. Malgré les progrès enregistrés et des résultats encourageant obtenus, la Côte d’Ivoire est confrontée à de nombreux défis sociaux. Le Système des Nations Unies accompagne le gouvernement ivoirien dans la conception et la mise en œuvre de ses stratégies en faveur de la réduction de la pauvreté et des inégalités sociales. Dr. Diene Keita, Directrice Exécutive Adjointe/Programme, représentant la Directrice Exécutive de l’UNFPA, a insisté sur l’opportunité que constitue cette rencontre , « Cet événement nous permet de présenter à toutes les parties prenantes les avantages économiques de l’investissement dans les trois résultats transformateurs de l’UNFPA, à savoir l’élimination de la mortalité maternelle, la fin des besoins non satisfaits en matière de planification familiale et l’élimination des violences basées sur le genre, y compris le mariage des enfants et les mutilations génitales féminines », a-t-elle relevé. Le Coordonnateur réside du Système des Nations unies en Côte d’Ivoire, Philippe Poinsot, a profité de cette session d’échanges pour réitérer l’engagement des Nations Unies à continuer de renforcer leur appui au PSGouv. « La contribution des Nations Unies à l’action sociale du gouvernement se poursuit dans le cadre de notre Coopération pour le Développement Durable 2021-2025 et elle comprend de nombreuses initiatives visant à apporter une contribution spécifique à la mise en œuvre du PSGouv 2022-2024, à l’exemple du programme d’accélération des ODD dans le Nord-Est. Ce programme d’interventions multisectorielles convergentes destiné à renforcer la résilience des systèmes, des communautés et des individus face aux chocs dans les deux régions du Bounkani et du Tchologo s’aligne sur l’axe 1 du PSGouv 2 qui vise à lutter contre la fragilité dans les zones frontalières du Nord », a souligné Philippe Poinsot. Rappelons que la Côte d’Ivoire est à la 2eme phase de son PSGOUV. La première phase (PSGOUV 2019-2020), initialement financé à hauteur de 727,5 milliards de FCFA, puis révisé à 1 046,6 milliards de FCFA, a permis d’atteindre des résultats probants aux niveaux du programme d’accès et de maintien à l’école des enfants de 6 à 16 ans en particulier les filles, de la distribution de kits d’accouchement, de kits de césariennes et de produits divers, du programme d’électricité pour tous, du programme d’accès à l’eau potable, du programme d’entretien routier, du programme des filets sociaux et de la Couverture Maladie Universelle. Le deuxième PSGOUV (2022-2024) vise à apporter des solutions durables à la problématique de la fragilité dans les zones frontalières au Nord, l’accès à l’emploi et l’autonomisation des jeunes et des femmes, et bénéficie d’un financement de 3 182,4 milliards de FCFA.

R. K.

Eugene KANGA

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